• Dans nos villages, debout pour notre santé

    et celle de tous les vivants du territoire

  • Les habitant·es des campagnes en première ligne des pesticides, un moteur de la transformation agro-écologiste

    Nous sommes de plus en plus de familles riveraines de zones d'agriculture intensive, de monocultures, de plantations industrielles, à nous organiser en collectifs locaux ou en associations pour faire valoir nos droits et la protection de notre santé et de notre environnement face à un modèle agro-industriel toxique. En France, on estime être 700 000 familles habitant en 1ère ligne des pollutions agro-industrielles. Nos enfants sont frappés de cancers pédiatriques, de plus en plus de nos sources d’eau sont polluées par des pesticides ou leurs dérivés, nos animaux domestiques tombent malades, les légumes de nos potagers sont contaminés, nos campagnes vivantes deviennent mortes avec la disparition des oiseaux, des vers de terre, des poissons dans les rivières.

    L’industrialisation de l’agriculture est porteuse de destruction pour assurer des profits aux entreprises agricoles. En tant qu’écosyndicats de riverain·es, nous demandons la transparence sur les produits utilisés et des garanties pour notre santé, celle de nos enfants et de toues les êtres vivants, passant notammant par la protection des sources d’eau.

    Nous voulons une agriculture paysanne sans produit toxique ni pollution. Nous voulons des assemblées citoyennes dans les villages pour débattre des produits utilisés et l'usage des sols. Nous voulons la démocratie agricole. Nous refusons que le seul critère de décision soient les rendements. Nous voulons reconnaître et protéger dans nos campagnes les droits de tous les co-habitants.

  • "Nous voulons protéger notre santé et mettre fin à l'empoisonnement des terres et de l'eau dans nos villages. Nous sommes nombreux, aujourd'hui invisibilisés, mais notre voix grandit. "

    TEMOIGNAGES DE RIVERAIN·S ENGAGE·ES POUR LA TRANSFORMATION AGRICOLE

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    Je m'inquiète pour la santé de mes enfants, ma première demande c'est la transparence sur les produits et les risques

    "Je vis dans une zone agricole avec des traitements pesticides intensifs, ma maison est à quelques mètres des pommiers. J’ai deux enfants et je m’inquiète pour leur santé, surtout depuis que j’ai appris la pollution de l’eau du village voisin, le Castellet.

    Nous avons uni nos forces avec des voisins. Nous nous sommes organisés, et nous avons interpellé les grands exploitants responsable et les élus, afin de protéger notre territoire et ses habitants. Les premières demandes c'est de connaître les produits utilisés et leur risque et de respecter l'interdiction d'épandre quand il y a du vent."

    Dona, habitante à Les Mées

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    La source qui alimentait le village en eau n'est plus potable à cause des résidus de pesticides

    "Mon village a été uniquement alimenté pendant des décennies par deux sources qui ont été exclues du réseau d'eau potable à cause d'une pollution par des pesticides. Actuellement le village est approvisionné par un forage qui pompe directement dans la nappe et nécessite des infrastructures plus coûteuses, alors que la source de Liébaud arrivait entièrement par gravité et celle de Jeanchier par gravité sur la moitié de son parcours (800m environ pour chacune d'entre elles), donc à moindre frais.

    Avec le changement climatique, l'eau est une ressource deplus en plus précieuse, il faudrait prioriser la protection des sources existantes plutôt que d'aller chercher des solutions ailleurs. "

    Maïté, habitante à Entrevennes

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    On essaie de se calfeutrer pendant les épandages, mais on sent qu'il est impossible de se protéger

    "Chez nous, en limite de notre jardin, on a un champ en culture céréalière, et un autre de l'autre côté de la route. On a été intoxiqués dans notre maison par les pesticides à plusieurs reprises. On a appelé l'agriculteur et désormais il accepte de nous prévenir quand il épand des produits. Quand ça arrive désormais, on se calfeutre. On ferme les portes, on ferme les fenêtres, on éteint les VMC. On ne sait pas quand on peut resortir car on ne sait pas les produits épandus et leur toxicité. Certains produits les plus dangereux nécessitent 48h avant de revenir dans la parcelle. On sent bien qu'il est presque impossible de se protéger.

    "


    Monique Savatier présidente des Riverains Ensemble

  • La recherche agro-industrielle des rendements se fait au mépris des co-habitant·es du territoire

    Monoculture, concentration des exploitations, déforestation, mécanisation croissante, utilisation massive d'intrants chimiques, raréfaction de la ressource en eau, etc. : l'agriculture est de plus en plus industrialisée.

    Ce modèle est guidé par une augmentation constante des rendements au détriment des dégradations causées (pollutions, émissions, épuisements).

    Les revenus sont captés par les banques qui ont fait crédit, les vendeurs de gros tracteurs, et les industries de pesticides et d'engrais.

    Les banquiers et industriels accumulents les revenus. Les habitant-es du territoires en payent les coûts.

    La démocratie agricole ouvre une voie pour reconnaître la place de chacun, résoudre les conflits, penser les communs et pave le chemin pour généraliser une agriculture paysanne

    Toutes les personnes qui habitent le pays ont leur mot à dire, et un coup de main à donner. Les sols, les rivières, les haies sont des communs. Des assemblées de villageois, éclairées par les agriculteurs, des médecins, des écologues peuvent débattre de ce qu'on cultive dans la commune et le pays.

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